31 janvier 2017

Extraits d'amour

Le Passe-amour de MarsiAprès les tristes événements survenus à Québec, dimanche, quelques mots d'amour tirés du livre me réchauffent un peu le coeur... L'image est tirée du Passe-amour, bd de Marsi présente dans le livre L'amour au coeur de la vie, comme tous ces extraits.

Valérie Giffard, Trouver grâce à ses yeux
Mon inspiration semblait avoir du plomb dans l'aile et mon crayon, lui, ne payait pas de mine. Ma plume fontaine s'était tarie, laissant le papier désert. [...] J'étais retenue aux douanes de l'esprit et il semblait bien que je n'avais, sur le sujet qui palpitait à ce moment-là au coeur de ma vie, rien à déclarer.

Catherine Perrin, Cinquante minutes
Le ciel a deux étages, deux vitesses. Haut perchées, les griffures blanches évoquent la silhouette vaporeuse d'une radiographie, figée dans le temps, comme une cicatrice devenue indolore. Les petits nuages ronds, beaucoup plus près de la terre, changent toute la luminosité pour un moment, mais passent leur chemin. Le ciel hollandais parle si bien.

Valérie Harvey, Une rose sans épines est un feu sans chaleur
C'est le temps des cerisiers, en plus. J'étais convaincue que ça allait me rendre un peu euphorique de revenir au Japon pendant cette période extraordinaire de l'année. C'est pire: autour de moi, les Japonais sont plus expressifs qu'à l'habitude. [...] Et moi, je suis là, toute seule, comme une touriste venue soutirer une miette de beauté, mais sans personne avec qui la partager.

François Desfossés, Trait d'union
Tu as planté cet arbre dans ma vie, source du siècle à réunir. Ta main, une nuit, fut posée sur mon front, et je fus protégé des falaises. Tu m'as transmis le soir et la prière, et ma parole a pu enfin tisser un pont sur l'abîme.

Jean Désy, Fin de vie
J'ai été séduit par cette idée que le "bon" mécanicien comme le "bon" médecin se doivent d'abord - oh, l'espace de quelques instants - de regarder leur client/patient dans les yeux, tout en écoutant la raison de leur consultation. Essentiel moment de rencontre pour l'établissement de toute forme de soin, mécanique, physique et, bien sûr, psychique.

Daniel Rondeau, Ces gouttes d'eau qui glissent sur les visages
Ici, tout est compté: les patients, le nombre de pas des employés, le temps. Surtout le temps. Celui pour manger, celui pour dormir, celui que les employés peuvent nous accorder, celui qu'il nous reste, celui qu'il me reste. Dans un geste qui se veut discret, garde Patenaude approche ma canne, comme si, à sa simple vue, je me dépêcherais. Je fais semblant de ne rien voir. J'en ai fait un art.

Mylène Bouchard, Jamais avant
C. se lancerait, développerait un style bien à elle. Elle fournirait des efforts géants, déroulerait du courage, exhiberait un amour incalculable pour sa discipline. Ce serait difficile. Elle peinerait à en pleurer, aussi, le soir, dans son oreiller, pour ne pas qu'on l'entende, qu'on pense qu'une championne, ça pleure le soir.

Annie Cloutier, L'amour est un choix
Je me sentais bien avec lui. Aimée. Chouchoutée. En sécurité. Je lui disais que je l'aimais et il en faisait autant. Mais quelque chose en moi tiquait: l'amour est supposé faire mal, chambouler, au moins un peu déranger. Or, cet homme - était-ce son éducation néerlandaise - ne m'apportait que félicité. Rien ne clochait.

Samuel Champagne, Les premières fois
Quand tu fais ça avec quelqu'un que t'aimes, ça arrive pas tout d'un coup. Tu savoures les moments, un par un, tu savoures ta chance un peu, la chance que tu as d'avoir trouvé quelqu'un de qui tu vas te souvenir pas mal toute ta vie.

Geneviève Blouin, Les voeux
Sara avait immortalisé ce café d'une photo montrant la tasse fumante que Patrick portait à ses lèvres et le soleil levant à l'horizon. Le cadrage soigneux laissait hors champ les cernes de Patrick et ses épaules écorchées vives par les courroies du sac. Dans les semaines suivantes, Sara avait soumis cette photo à un concours et remporté le premier prix: cinq cent dollars d'équipement de camping dernier cri. À ce qu'il sache, elle n'avait jamais réclamé son prix.

Mélissa Verreault, Saules pleureurs
Je déambule dans le quartier à la recherche d'une poche d'oxygène, d'un recoin de tendresse, d'une oasis de rien - un lieu si calme que la rémission devient possible. Il fait beau. On dirait le printemps. C'est le printemps, en fait. Mais pas chez nous. Pas depuis deux mois. Se séparer du père de son enfant laisse toujours un goût d'hiver.

Hans-Jürgen Greif, Le ciel partagé
Le reste de la journée, je n'arrêtai pas de penser à elle, séduisante et secrète, forte et fragile. Sa maturité rendait sa jeunesse plus éclatante encore. Impossible de me concentrer sur mon travail. Cet après-midi-là, les remarques de mon superviseur ne me faisaient pas un pli. Par moments, j'ai failli l'envoyer promener. Je rêvais de partir, avec elle. Étrange: sans savoir d'où me venais cette certitude, j'étais convaincu d'avoir trouvé la femme que j'allais aimer jusqu'à ma fin.

Marie-Paul Ross, La croissance
Le respect consiste à reconnaître la valeur de l'autre. Indépendamment de nos perceptions émotives, la reconnaissance de l'unicité de chaque personne oriente la gratuité de l'amour.

Père Benoît Lacroix, L'amour, à la rencontre de deux bontés
Je t'aime parce que tu es là. Parce que c'est toi qui es là, parce que c'est toi qui existes devant moi. Si je t'aime toi, je dois non pas répondre à tes questions sur moi, mais répondre en pensant à t'aimer toi. [...] L'amour à sa perfection, c'est d'aimer l'autre parce qu'il est l'autre, parce qu'il est une forme du bien.

12 janvier 2017

L'amour au coeur de la vie

L'amour au coeur de la vieGens du pays, c’est votre tour
De vous laisser parler d’amour.

Gilles Vigneault

Bonne année 2017, chers lecteurs et lectrices! Après les Fêtes, les marchands troquent le rouge des Pères Noël pour les coeurs de la Saint-Valentin. Les cartes d'amour, les crèmes de massage et les chocolats sont mis de l'avant. Sur mon fil Facebook se succède alors des gens heureux d'être en couple et d'autres qui attendent que ça passe, en grognant un peu. Et pourtant, et pourtant, est-ce que l'amour, c'est seulement cela?

Il y a deux ans, j'ai proposé un projet à mon éditeur, Québec Amérique. Parler de l'amour, mais dans un sens plus large que les amoureux, le sexe ou les trahisons. Eh bien, le livre est prêt et il sera disponible le 1er février! Voici sa présentation:

En grec ancien, l'amour se disait de quatre façons. Il y a l'éros, l'amour-passion, le plus visible; le storgê, l'amour familial; le philia, qui s'amuse à flirter avec le latin "filial", mais qui est lié à l'amitié; puis l'agapè, l'amour universel, désintéressé.

Force vive, pilier de vie, l'amour prend de multiples formes à commencer par l'amour de soi: le limiter à ce qui tient dans une boîte de chocolats enveloppée de papier rouge scintillant, c'est perdre de vue combien il imprègne mille relations et gestes du quotidien.

Les collaborateurs et collaboratrices de ce recueil ont choisi chacun un mot porteur, et se sont laissés guider par lui pour conjuguer l'amour à toutes les personnes et à tous les temps.


Ça vous intéresse? Dès lundi prochain, le 16 janvier, je mettrai chaque jour sur ma page Facebook une citation tirée des 15 textes. Le lancement aura lieu le jeudi 2 février à 18h30, chez Sebz, à Québec. Profitez-en pour venir rencontrer les auteurs et auteures, car ils seront presque tous présents! Le père Benoît Lacroix, quant à lui, supervisera l'événement du haut du Ciel qu'il a rejoint le 2 mars de l'an dernier. Au plaisir de vous y voir!

23 décembre 2016

Conte des Fêtes - La clé du sourire

Conte des FêtesUn café fumant à la main, je remarque les montagnes de la rive sud. Le soleil se lève à peine, mais à cause de la tempête à venir, elles semblent plus proches, comme si l’humidité dans l’air créait un effet de loupe. Au-delà du fleuve, dans les monts doucement érodés du sud, je distingue les pistes déjà blanches de la station de plein-air de Saint-Pacôme, quasiment en face de La Malbaie.

J’ai hâte que mon amoureux revienne de son voyage d’affaires demain. Ce sera les Fêtes et on tournera le dos bientôt à cette année de fou où l’actualité nous a assommé de nouvelles toutes plus déprimantes les unes que les autres. Mais quel avenir préparons-nous donc à nos enfants?

Je suis toujours un peu déprimée le matin, alors je suis heureuse d’entendre Aurélie crier: « Maman… Maman! » Je me dirige vers sa chambre sans attendre.

« Allô pitchounette! Tu as bien dormi. Une tempête se prépare. Tu verras peut-être la neige aujourd’hui. »

« Né-je. »

L’image du gris métallique du fleuve me revient en tête, la teinte plus sombre des montagnes, les nuages qui ont masqué le soleil…

« Oui, je crois que tu verras la neige! Tu ne dois plus t’en souvenir. Tu étais tellement petite l’année passée! »

Les gestes matinaux s’enchaînent et, bientôt, nous sommes prêtes à sortir. Je barre la porte en gardant un œil sur les pas hésitants d’Aurélie. Comme je le craignais, elle s’approche trop près des marches et je cours pour éviter la chute.

« Tu as fait peur à maman, petite bonyenne. Il faut faire très attention ici. Danger. »

« Dan-je »

« C’est ça! Danger! Boum! »

« Boum! »

Dans la voiture, elle répète: « Boum! » à tout bout de champ. Je la dépose à la garderie, dernière journée de l’année avant les grandes vacances. Je me rends au travail. La journée s’enchaîne à toute vitesse. Il faut boucler tous les dossiers avant les Fêtes, tout le monde est stressé et je le deviens aussi. Au milieu des contrats d’assurance, je ne remarque pas les flocons qui se mettent à tomber. Ce n’est qu’en sortant de la Caisse que je m’émerveille devant le manteau blanc qui a fait disparaître le gris du début décembre.

Je récupère Aurélie à la garderie et on fait des « Wow! » en pointant les flocons qui tombent. Dans l’auto, elle répète: « Né-je! Né-je! Wooooow! »

On arrive à la maison. Elle est excitée comme une puce en sortant de l’auto. En déposant la petite sur le sol, je réalise que mes poches sont vides. Je m’affole en surveillant Aurélie qui pose ses bottes avec délicatesse dans cette chose inconnue. Non, les clés de la maison ne sont pas dans ma bourse… Je revois la scène du matin… J’ai dû les laisser tomber en courant vers la petite. Mais maintenant, mes clés sont invisibles sous ce tapis blanc. Avec la fatigue de la journée accumulée, je perds ma bonne humeur et je rage en fouillant la neige froide. J’ai perdu mon émerveillement. Maudite neige!

Aurélie s’approche, curieuse.

« Maman, né-je pa-tout. »

« Oui, Aurélie, il y a de la neige partout… Je cherche les clés de la maison. Tu as vu les clés à maman? »

« Lé, lé », répète-t-elle.

Elle se met à quatre pattes et m’imite, tapotant la neige de ses petites mains.

« Arrrr… J’aurais dû les entendre tomber. »

« Lé… Boum! »

« C’est ça, Aurélie, les clés sont tombées. »

Comme ce matin, je la vois courir vers l’escalier et je me relève pour l’arrêter, croyant qu’elle va s’élancer. Mais au bord de la première marche, elle crie: « Maman, maman! Lé dans né-je! Boum! »

Elle a trouvé les clés! Elle est fière. Son sourire est aussi brillant que les flocons qui scintillent dans la lumière des lampadaires.

Je la soulève, apaisée: « Merci ma belle. Maintenant, on va aller se réchauffer et manger une bonne soupe chaude. Rien de mieux après avoir joué dans la neige. »

13 décembre 2016

Je m'emballe

Librairie Vaugeois - Les auteurs s'emballentAprès le lancement, il y a deux craintes pour les auteurs: que le livre reçoive de mauvaises critiques ou bien que sa publication reste complètement inaperçue. Je ne sais pas lequel est le pire, mais les deux font mal, c'est clair. J'ai la chance de vivre un "Noël littéraire", les critiques à propos de mon roman Les Fleurs du Nord sont excellentes. Et j'aime ce qu'elles disent car j'ai l'impression que l'histoire a vraiment été comprise.

Sur les paysages
"Les personnages prennent vie sous nos yeux et on arrive presque à voir les montagnes, les champs et les villes qu’elle décrit."

Sur l'amour et l'image de la femme
"L’amour. Et oui, c’est aussi un roman d’amour. Attention, je ne parle pas d’amour niais, mais plutôt de destinée, de beauté. [...] Les femmes ici ont un réel rôle à jouer et n’hésitent pas à s’affirmer pour être aussi des combattantes et pas uniquement « femme de ». Et cela donne des personnages au caractère fort et que l’on n’a pas envie de quitter."

Sur le besoin de beauté et d'amour
"Il nous montre que malgré les horreurs de la vie, la beauté y refait surface, que l'amour gagne. Même si on sait très bien que ce n'est pas toujours le cas, ce roman m'a fait du bien. J'ai été bercée par l'auteure, par ses parfums de résistance et d'amour."

J'espère que ces personnages et ces paysages rejoignent d'autres lecteurs. Je suis donc emballée et j'en profite pour faire un jeu de mots avec l'événement "Les auteurs s'emballent"! Je serai samedi prochain à la Librairie Vaugeois à Québec (de 11h à 12h et de 13h30 à 15h) pour emballer des cadeaux et jaser avec des lecteurs. Vous êtes tous les bienvenus, au plaisir de vous rencontrer!

23 novembre 2016

Les calligraphies des Fleurs du Nord -恩返しする

Calligraphie japonaiseJ’ai commencé mon dernier roman, Les Fleurs du Nord, en 2001. Le calcul est donc facile: publié en 2016, ça m’a pris 15 ans de travail avant de le tenir entre mes mains! C’est donc un monde qui a eu le temps d’être travaillé et retravaillé. Un roman « longue durée » est particulièrement plaisant pour le développement des personnages. Comme je les ai eus en mémoire longtemps, je les connais très bien. Je les aime d’amour!

En 2002, le drame de Midori (qu’elle vous racontera elle-même dans les premières pages du roman) et l’histoire qui suivra m’ont inspiré les paroles d’une chanson. Je me souviens l’avoir écrite sur une napkin entre La Malbaie et Montréal, en pleine nuit alors qu’on roulait sur l’autoroute 40 et qu’une aurore boréale était miraculeusement visible! À l’époque, mon japonais n’était pas suffisant pour écrire directement dans cette langue et je l’avais fait traduire. En retournant à Sherbrooke pour ma dernière session universitaire à l’automne, j’avais demandé à Philippe de composer la musique. Notre première chanson, Moshimo, était née!

Il m’a donc paru très naturel d’inclure les paroles de cette chanson dans le roman. J’ai adoré mettre Midori en scène alors qu’elle préparait l’encre et le pinceau pour tracer les caractères de ce poème (pp. 149-150). J’ai donc utilisé une autre de nos chansons, My Love (le titre est en anglais, mais la chanson en japonais), dans une autre partie du roman (pp. 384 et 525). Mon héroïne, Midori, aime l’écriture pour apaiser ses émotions.

Juste avant la parution, en septembre, la deuxième correctrice m’envoie ses propositions et mentionne qu’elle ne peut vérifier le texte en japonais. Sa question en marge: « Est-ce que quelqu’un l’a fait? » m’a fait réagir. Non, personne n’avait vérifié ces textes depuis leur composition.

J’ai donc écrit un courriel à une amie de Kyoto, avec les textes en pièce jointe, pour lui demander si elle avait le temps de vérifier le japonais. Elle me répond: « Bien sûr! Puis-je te les envoyer la poste? » J’avais encore un peu de temps pour la révision, alors j’accepte, sans comprendre pourquoi elle avait besoin de m’envoyer les papiers par la poste.

Dix jours plus tard, je reçois une enveloppe. À l’intérieur, il y a les textes imprimés, avec quelques traces rouges. Et surtout, surtout, je trouve sur quatre pages sur papier de riz les textes tracés à la plume par une main experte en calligraphie, celle de mon amie Ryoko Utani. Quelle belle surprise!

J’ai numérisé les papiers. Puis j’ai demandé à mon éditrice s’il était possible de mettre ces calligraphies dans le roman, au lieu des caractères du traitement de texte. J’ai obtenu l’autorisation de Madame Utani. Et Québec Amérique a fait l’impossible, en intégrant à la dernière minute les quatre pages de cette œuvre d’art.

Comment dire « merci » à une si belle attention? Comment « retourner la faveur », un concept qui sonne si bizarre en français, mais qui existe en un seul mot en japonais sous le terme « ongaeshi » (恩返し)? Je l’ignore. Ce texte est une façon de la remercier de sa générosité.

Mais ce que je sais, c’est que je suis choyée par mes amis japonais. On me demande souvent pourquoi j’ai été attirée par ce pays. C’est une question qui me met mal à l’aise parce que, au début, j’étais en exploration et c’est que la sonorité douce de la langue qui m’a motivée à poursuivre l’apprentissage. La bonne question à me poser serait peut-être: « Pourquoi suis-je toujours si attachée à ce pays? » Comme l’illustre bien cet exemple, c’est parce que j’aime la façon japonaise de nouer des liens et de les entretenir, avec de petites attentions, de la gentillesse et la fidélité en amitié.

Et dans un monde de relations-éclair qui se brisent aussi vite qu’elles se sont nouées, ça fait un bien fou.

15 novembre 2016

Salon du livre de Montréal

Lancement Les Fleurs du NordLe lancement, au Fanamanga mercredi dernier, a permis de mettre un peu de lumière dans cette journée marquée par les élections américaines et leur résultat désastreux pour les années à venir. Dire que je suis inquiète pour ce qui nous attend sur notre petite planète serait un euphémisme... Enfin...

Cette année, j'ai eu la chance de publier deux livres: Passion Islande chez Hamac, et Les Fleurs du Nord avec Québec Amérique. C'est beaucoup de travail imprimé sur papier, ce qui fait du bien! Je vous invite à venir me dire un petit bonjour pendant mes passages au Salon du livre de Montréal.

Vendredi à 10h à Québec Amérique, stand 260
Vendredi à 14h à Septentrion (Hamac), stand 402

Samedi à 11h à Québec Amérique stand 260
Samedi à 13h30 à Septentrion (Hamac), stand 402

02 novembre 2016

Les Fleurs du Nord - Invitation au lancement

Les Fleurs du NordC'est aujourd'hui que vous retrouverez en librairie Les Fleurs du Nord! Il est magnifique, je suis tellement contente! Le Japon m'a inspiré, tout comme l'avaient fait auparavant Passion Japon, Le pari impossible des Japonaises et Les découvertes de Papille au Japon. Mais c'est la première fois que j'ose écrire une fiction à saveur japonaise. C'est donc à la fois effrayant et excitant!

J'adore la couverture. J'ai la chance d'avoir un éditeur qui respecte beaucoup ses auteurs. J'ai eu plusieurs propositions, mais j'ai eu un coup de foudre pour celle-ci. Déjà, la femme qui y figure raconte une histoire. Dès la première page du livre, vous en apprendrez plus pour elle. Voici le résumé du roman:

Sur une île aux allures japonaises, la famille Kagi gouverne les monts Sounkyô de génération en génération. Dernier héritier du pouvoir du feu, Tatsuké tente de préserver la paix en faisant la guerre. Mais l’amour pour une femme forte, combattante et guérisseuse, venue d’un pays lointain, chamboule son destin. Au fil de trois chroniques, le désir et les combats déchirent la famille Kagi. Combinant romantisme, action et exotisme, le roman présente des femmes qui osent secouer les normes et les grands hommes qui les épaulent. Ruse, magie et savoir sont mis à profit dans un climat évoquant l’univers du manga.

Le lancement aura lieu un peu plus tard, le mercredi 9 novembre, à la nouvelle adresse du Fanamanga, un lieu très prisé de Québec! Vous êtes bien sûr tous les bienvenus, et ne vous gênez pour vous habiller à la japonaise ou en cosplay: j'aime les événements colorés! Au plaisir de vous rencontrer là-bas!

Lancement Les Fleurs du Nord



Finalement, j'en profite pour partager la bande-annonce du roman. Sur la musique de mon amoureux, j'ai utilisé les images de notre dernier séjour au nord du Japon, sur l'île de Hokkaidô. Le parc Daisetsuzan et le mont Kurodaké m'ont beaucoup inspirée pour Les Fleurs du Nord.

11 septembre 2016

Concert live - Passion Japon

Samedi le 10 septembre, en direct de la Bijouterie Zimmerman à Québec, nous avons offert un concert live sur Internet. Grâce à leur superbe piano à queue, vêtue d'un yukata reçu en cadeau d'une amie japonaise, nous avons ouvert l'automne avec quelques mélodies tirées de nos compositions et de chansons connues! Pour voir ce concert, la vidéo est disponible:

19 juillet 2016

Japon, des vacances inoubliables

C'est l'été et quand les gens se rencontrent, ils se posent souvent cette question: "T'as prévu des vacances bientôt?" J'espère que vous faites partie de ceux qui lâchent prise et qui "partent"! Ça n'a pas besoin d'être à l'autre bout du monde: faire de sa maison un lieu de repos, ça peut être très amusant aussi.

Ma réponse est un peu plate: je passe l'été à travailler. Mais ce n'est pas triste. J'ai déjà pris mes vacances. Après tout, je suis partie un mois au Japon, en avril. Je déteste Kyoto l'été. C'est tellement chaud et humide. Et je suis une fille qui aime l'hiver, alors vous imaginez mon inconfort! ;)

Sur ce, je partage avec vous notre vidéo de vacances au Japon. Sur une musique au piano de mon amoureux, voici des images de notre aventure à Kyoto sous les cerisiers. Un beau mois de rencontres et de partages avec nos amis. Un voyage qui a surpassé toutes mes attentes!

Bonnes vacances à vous aussi!

02 mai 2016

D’Arashiyama à Lévis



Voici le video de Watashi wa hitori, notre composition où nous avons mélangé des images du Québec en mars et du Japon en avril. J’ai mis des sous-titres pour rendre la compréhension plus facile. :)

Au revoir Japon de LéoLe matin du 22 avril, nous avons bien dormi, ce qui a fait toute une différence avec notre départ du Québec, en plein milieu de la nuit. J’ai visité la gare de Saga-Arashiyama en vélo pour acheter des pastilles pour Léo. J’en ai profité pour faire un court vidéo des montagnes encore couvertes de brume matinale. Je laisserai encore une fois une partie de coeur à Arashiyama que je retrouverai quand je voyagerai dans mes souvenirs. Avoir vécu dans un autre pays est une richesse, mais c'est aussi une déchirure qui nous oblige à laisser de côté l'un ou l'autre des pays.



Au revoir Japon d’ÉmiOn a déjeuné une dernière fois sur nos tatamis, puis le mari de Makiko est venu nous chercher en voiture pour nous amener à la gare de Kyoto où nous avons rejoint Makiko et sa belle-maman qui nous ont aidé à transporter les valises avant de nous faire leur au revoir à la porte du shinkansen vers Tokyo. Nous voilà déjà, deux heures plus tard, à Shinagawa (banlieue de Tokyo), dans le taxi vers l’aéroport.

Parc pour enfants à HanedaÀ Haneda, près de notre porte d’embarquement, il y avait un parc pour les enfants. L’attente fut trop courte et les enfants ont dormi deux fois dans l’avion (les adultes un peu moins, veillant sur le bébé sur nos genoux). Ce fut donc un peu moins pénible que le voyage Toronto-Tokyo. On est arrivé à Toronto une heure avant notre décollage de Tokyo, toujours le 22 avril! On a rencontré un Québécois qui revenait aussi du Japon et retourne à Québec comme nous. On a discuté et soupé, le temps a passé vite. À l’arrivée, à l’aéroport de Québec, avec nos dix valises, des amis nous attendaient avec notre voiture et la leur pour réussir à ramener tout cela. On est entré dans notre appartement, il était minuit trente.

Famille sous les cerisiers d’ArashiyamaCe fut un voyage fort différent de nos précédentes aventures. Ce séjour d’un mois à Kyoto fut rempli de chaleur humaine, de rencontres, de liens qui se forment et se solidifient. En japonais, on dit des « kizuna » (絆). Ce fut Noël pendant un mois: des repas délicieux, des sorties, des discussions, des rires. Un moment hors de la routine, des vacances sans aucun doute, mais surtout d’émouvantes retrouvailles. Nos enfants ont rencontré les enfants de nos amis. Léo a appris quelques notions de japonais en plus de toujours trouver le moyen de se faire comprendre des autres. Émi a fait grandir son agilité sur les tatamis et les planchers de bois des temples millénaires.

Après un voyage pareil, comment ne pas croire que l’humanité est capable du meilleur?
Merci. ありがとうございました。また京都に帰りたいです。